Acheter de seconde main, oui mais…

Quand nous souhaitons commencer à adopter des pratiques plus responsables dans nos achats de mode, plusieurs chemins s’offrent à nous. Souvent, la première étape la plus simple consiste délaisser nos achats de produits neufs habituels en fast-fashion et à les remplacer par des achats sur le marché de la seconde main. Quand les a priori sur les vêtements d’occasion – qui n’ont pas lieu d’être – sont dépassés, tout un monde de possibilités s’offre à nous p’tit pote. Du coup, les achats de produits neufs semblent superflus et inutiles. Bienvenu dans le monde de la mode responsable ! Toutefois, en poussant la réflexion jusqu’au bout, le monde de la seconde main est-il toujours éco-responsable ? Voyons cela ensemble p’tit pote pour parfaire nos bonnes intentions !

« Agissez comme si cela faisait une différence (car c’est le cas) » (William James)

La seconde main c’est trop chouette !

Tout d’abord, rappelons que la seconde main, c’est quand même une étape super chouette de franchie pour prendre soin de notre planète ! Et oui, goodbye à la fast fashion, chérie pour ses petits prix, et bonjour les économies réalisées grâce à l’achat de produits de seconde main ! La consommation systématique de nouveaux produits de mode est remplacée par l’utilisation de ceux qui allaient être gaspillés. Du coup, les déchets textiles jonchants les sols des pays au PIB moins élevé seront moins nombreux grâce à notre petit geste p’tit pote – car nos efforts combinés en feront un grand geste. Économies, écologie et singularité avec la seconde main et le vintage. En effet, tu peux trouver des pièces uniques en cherchant bien et en t’éloignant des pièces d’occasion qui viennent de la fast fashion ! En parlant de fast fashion, ne serait-ce pas encore elle qui montre son ombre sur le tableau de l’achat d’occasion responsable ?

Image Pinterest

La seconde main c’est chouette, mais…

Toutefois, comme tout processus pavé de bonnes intentions pour une planète meilleure, chaque action peut avoir ses limites. En effet, consommer la mode d’occasion évite le gaspillage. Mais, dans certaines mesures, cette option qui évite la pollution due aux étapes de production de la mode, puis le gaspillage des vêtements à cause de leur trop grand nombre peut mener à une consommation pas si responsable qu’elle n’en a l’air. Pourquoi ? D’abord, avec l’arrivée de certaines applications de vente de seconde main – euh… Vinted – les produits proposés sur le marché de l’occasion sont de plus en plus nombreux et pas forcément de qualité. En effet, il y a les vendeurs qui font passer les vêtements comme vintage et qui se fournissent sur des géants chinois tels que Wish ou Shein. Ensuite, il y a la revente massive de textiles provenant de la fast fashion – pléthore de pièces Zara, H&M, etc. Et quel est le problème avec ce genre de pratiques ? L’introduction de seconde main de la fast fashion avec des achats-reventes systématiques qui augmentent les voyages de colis, donc leur empreinte carbone. Aussi, s’ajoute la présence constante de produits de seconde main de mauvaise qualité avec une composition bourrée de micro-plastique. Ainsi, en plus de la production continuelle et croissante de mode de polluante par les usines de fast fashion, s’ajoute ceux qui sont détournés et proposés d’occasion pour surfer sur le succès de l’occasion. Du coup, les rejets de micro-plastiques ne cessent de croître. A cette pollution insidieuse par le vêtements, ajoutons celle du transport de colis qui rendent nos bonnes intentions un peu bancales.

La seconde main c’est chouette si…

Pour autant, pas question de laisser tomber nos bonnes résolutions et de recommencer à acheter neuf en se disant « foutu pour foutu ». Non, pourquoi ne pas aussi faire attention à nos achats d’occasion. Est-ce si compliqué ? Pourquoi ne pas appliquer quelques astuces pas vraiment contraignantes quand on a déjà fait le chemin d’aller vers la seconde main.

Qualité pas quantité

D’abord, avec l’accessibilité à une multitude de pièces d’occasion, nous préfèrerons choisir celles qui ne sont pas des pièces provenant de la fast fashion. Aussi, nous évierons celles avec des matières hautement synthétiques qui vont rejeter des micro-plastiques aux lavages – par exemple les vêtements tendances et directement d’origine Y2K. Du coup, le mieux est de choisir des vêtements de marques sûres ou même des pièces plus vintage de décennies qui n’ont pas connu l’avènement de la pétrochimie dans le textile – c’est-à-dire clairement pas les années 90. Encore une fois, ceci nécessite peut-être de se tourner vers des pièces un peu plus chères, mais des pièces que nous garderons plus longtemps. Aussi, elle seront finalement toujours moins chères que si nous achetions mille vêtements neufs (ou pas) de mauvaise qualité moins chers, gardons ceci à l’esprit !

Moins de voyages, voyages

Ensuite, pourquoi ne pas choisir de limiter au maximum les voyages de colis – donc leur empreinte carbone – en préférant la remise en main propre ou la constitution de lots. Aussi, limitons les achats pour les revendre systématiquement. Autrement, comme pour les achats neufs de mode, la réflexion avant l’achat pour ne pas être tenté.e.s par des micro-trends éphémères. Autre solution pour éviter une trop grande empreinte carbone du à l’accumulation de colis : la seconde main locale ! Toutefois, tout le monde n’a pas la chance d’avoir accès à ce type de boutique dans sa ville. Du coup…

Multi coup de pouce : trouver des shops indépendants de qualité

Enfin, pour que nos achats de seconde main soient plus éco-responsables une dernière solution se présente aux personnes qui n’ont pas de marché local de l’occasion à porter de main : les boutiques indépendantes en ligne. En effet, en se tournant vers cette option, nous privilégions l’achat de produits consciencieusement sélectionnés pour leur style ET leur bonne qualité. En plus, nous permettons à un.e auto-entrepreuneur.neuse de vivre de sa passion en récompensant ses heures de travail. Il s’agit de se tourner vers des produits rigoureusement choisis quand la boutique est réellement engagée. Bien sûr, pour cela il faut trouver des shops de confiance de produits d’occasion de qualité ! Voici une courte liste, tu pourras en trouver plus sur ma page Instagram, donc n’hésite pas à t’y abonner (@marieliiily) :

Collection40

Habits du dimanche

Jeannette shop

Lapin vintage

La Fripe française

Milochka vintage

Phénomène rare

Twice Paris

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« A chaque fois que vous faites un achat, c’est un vote pour le genre de monde dans lequel vous souhaitez vivre. » (Anna Lappe)

En résumé

Alors, je sais ce que certains p’tits potes vont se dire en lisant cet article : « non mais je consomme déjà de la seconde main, en plus la gueuse me dit que ça ne suffit pas pour être un peu éco-responsable ?! ». Donc, à tous ces p’tits potes blazés je réponds : bien sûr que si ! C’est un pas comme nous en faisons ensemble à notre échelle par ici, afin que notre consommation de mode soit plus éco-responsable et moins néfaste pour notre planète. Mais ce petit pas peut être plus grand si nous appliquons quelques astuces pour que le revers de la médaille de l’achat d’occasion n’apparaisse jamais, ou soit moins éclatant (métaphore filée t’as vu). En fait, je pense que pour être sûr.e à au moins 85% que nos achats de seconde main ne sont pas néfastes, il faudrait s’atteler à éviter les produits d’occasion de mauvaise qualité qui proviennent directement des marques de la fast fashion. Qu’en penses-tu p’tit pote ? Tu as d’autres astuces ? N’hésites pas à les partages en commentaires !

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